Remerciements
Le blog de Patrick
à Paris pour mon passeport
23 Février 2009
la rue de l’ambassade était bouclée par les crs. On ne m’a pas laissé entrer. Le flic m’a dit qu’on allait venir me chercher, souriez vous êtes filmé ! il m’a montré une caméra qui prenait l’entrée de la rue. Un couple attendait en face et un chauve en cuir est venu vers moi. Je lui ai expliqué que j’étais artiste et que je voulais en Israël et sur les territoires occupés. On a parlé de mon passeport et il m’a dit que ça marcherai si je souhaitais y rester moins de 3 moins. Il avait un léger accent Israélien. Moi, je voulais y aller puis revenir après, découvrir Tel-Aviv, Bethléem, faire des rencontres, écrire puis revenir déjà chez moi ! J’ai marché dans la rue et tout à coup je me suis retrouvé face à face avec un tableau de Chagall ! Un ange, des mariés, un violoniste dans les cieux, un village juif, tout ça dans la vitrine d’un galeriste. Le soleil est revenu dans cette rue, en face de Matignon, alors que c’était la relève de la garde au ministère. Une relève de gardes républicains sans tambours ni trompettes. Des militaires en uniforme d’apparat, des flics armé jusqu’aux dents, des rue barrées, des ambassades, des hôtels de luxe, des jolies poules à la terrasse des cafés. J’ai marché jusqu’au jeu de Paume pour y voir l’expo de Robert Frank, le photographe. Une conférencière y organisait une visite guidée : l’expo s’appelait « américains » et il y avait également 2 cours métrages, dont l’un des 2 était commenté par Jack Kerouac, l’un des précurseurs de la beat-génération. Puis dans la dernière salle, il y avait une expo qui s’appelait « parisiens » sur le Paris des années 50, un peu dans le genre des photos d’Eugene Atget, de Robert Doisneau. L’expo sur l’Amérique était extraordinaire et le livre n’avait eu aucun succès lors de sa sortie. A l’étage, une autre expo celel de Sophie Ristelhueber : des photos prises dans le désert après la guerre d’Irak en face de photos de famille, des photos des routes de la Cisjordanie barrée par des pierres, des gens recousus à la suite d’opérations, des cotes du Var détruites par les constructions, des photos du Liban pilonné, des façades d’immeubles détruites ; je me retrouve à nouveau dans le vif du sujet. J’ai marché dans Paris pour faire quelques photos, des gens de dos, seul face à Paris, en train de rêver, de téléphoner à l’autre bout du monde, dans des langues incompréhensibles, avec des accents incroyables, les pieds sur des chaises dans le soleil gris. A côté de moi, une fille disait à l’autre « des capotes qui brillent la nuit, c’est très pratique car on n’a pas besoin de fouiller dans le tiroir de la table de nuit ! » ah Paris, ville de l’amour, ville ou l’on recherche toujours la lumière. J’ai encore marché, pris le métro puis dormi lourdement. Dîné chez des cousins. Excellent repas, accueil amical, film de Mickey Rourke "The Wrestler", dans un cinéma au bord du canal de l’Ourcq, quelques photos, puis mes fils au téléphone, parlé à des gens à l’autre bout du monde, près du désert : « puis je venir en mars ? » « -pas de problème ! » plus tard encore, on traverse un pont sur la seine et on s’assoit à la terrasse du buffet de la gare. Le serveur nous place à une table dégueulasse, non desservie et tout ça finit par m’énerver parce que je sais que la consommation coutera au moins 8 ou 10 euros, c'est-à-dire 60 frs d’autrefois, une somme qui me fait vivre dans mon trou, toute une journée. Je ne dis rien et plus tard encore, nous courrons sur le quai après un train que nous manquons rater de justesse alors que j’étais en train d’oublier le temps qui passe, râlant tout seul au buffet de la gare.
une chanson se promène autour de moi
19 Février 2009
je relis quelques pages de ce blog, souvent écrit en premier jet. Finalement, je trouve ça pas mal par rapport aux autres blogs de la toile, souvent dans le pamphlet et l’analyse rigide et Célinienne. J’ai fixé donc les dates de départ pour mon voyage et j’ai commencé à avoir au téléphone quelques unes des personnes que je souhaitais joindre dans les semaines à venir. J’ai encore peu lu ce que je voulais lire et je vais m’acheter ce matin quelques bouquins. J’écoute Brice Hortefeux ce matin. Je comprends que certaines mesures seront prises en vitesse, maintenant qu’il y a eu des émeutes à la Guadeloupe et des gens tués. Quelques moments passés avec mon fils, ce soir et des meubles trimballés pour rendre cette maison plus habitable, si j’étais obligé de la louer, de la quitter. Du mal à trouver de nouvelles idées pour ces chansons. Lu des pages sur l’histoire de la girafe, ce ruminant que les rabbins et les sages de l’islam hésitaient à considérer comme comestible, car malgré ses sabots fendus, les grecs le croyait issu de l’accouplement du guépard et du chameau… (camelopardalis) ! J’imagine une girafe mécanique tirant un homme mécanique sur une charrette. J’ai l’impression qu’une chanson se promène autour de moi comme un gros coléoptère que je n’arriverai pas à saisir. Je n’arrive pas à le saisir d’ailleurs, ce bout rimé attelé à une mélodie comme la girafe mécanique attelée à sa petite charrette. Quelle idée ridicule de l’imaginer en face de sages qui déciderait si on peut la manger ou non, elle dont le nom en arabe signifie charmante, gracieuse. Je me prépare, rapidement, recouvre le lit, trimballe encore deux ou 3 meubles entre la cave et le premier étage, puis je pars faire du sport ! Je pédale sur un truc, geint et transpire sur un autre en regardant la machinerie et la scène coûteuse du show à Paris de Phil Collins. A croire que le budget s’est arrêté chez le costumier pour les fringues, car malgré le show prétentieux, ils sont fringués comme s’ils sortaient des soldes de Pantashop ! Ils jouent avec énergie ! Les musiciens sont de grands musiciens, sans doute les meilleurs du moment. Mais je ne ressens aucun réel plaisir, aucune fusion entre eux tandis que j’entame une série d’exercices. Finalement, je reste avec le jeune coach de la salle à regarder ce
Spectacle assez impressionnant, déluge de sons et de lumières ! « tu connais Monsieur André » me demande t il ? « C’est un musicien, lui aussi il a une belle scène avec des danseurs ! il joue du violon ! là, je comprends qu’il touche à l’une des stars préférées de ma mère après son fils, Michel Jonasz et Luis Mariano : André Rieux ! Du reste, il me passe le DVD de Toto, le plus grand groupe du monde au nom proportionnellement le plus ridicule ! Après la douche je vais déjeuner dans un pub Irlandais. La fille qui nous sert à une délicieuse mèche qui lui tombe sur l’œil gauche. Mon rendez vous arrive, visiblement impressionné par le fait que je boive de l’eau, alors je craque pour un verre de Bergerac sec. Nous parlons de mon projet et il semble déçu que l’édition régionale de son journal quotidien n’ose pas sortir mon récit de voyage en Israël. Je me sens une fois de plus un pied dans chaque camp ! il me parle des gens de la Licra à Périgueux et de leur réactivité excessive, celle qui m’a valut pas mal de difficultés il y a quelques années lorsque j’avais sorti l’album sur Drancy, avec le coup de cœur de l’académie Charles Cros et que j’avais été chanté pour les yeux malades de cette gamine Marocaine : les mêmes personnes qui m’avaient boycotté voici 4 ans. Et oui, j’avais été boycotté par la Licra !!que dois je faire ? rester ici à attendre que ça se passe ? à l’époque ma mère m’avait dit m’avait défendu bec et ongle ! En tous cas, je remercie ce rédacteur qui s’appelle Jérôme pour les risques qu’il prend avec moi, ainsi que le journaliste qui s’appelle Hervé et qui me suit et m’aide amicalement depuis une dizaine d’années. Je lui raconte la belle histoire du Rabbin à qui on avait demandé de désenvoûter un ordinateur. La fille qui nous sert a une mèche brune qui lui tombe sur l’œil. Je lui demande si elle pense que sa coiffure m’irait ? « il faut que je demande à mon coiffeur de me la couper ! ça me gêne ! » Je prends le café un peu plus tard, dehors avec mon grand fils. On est au soleil sur la pelouse imaginaire que je vais aménager ! je bois, il joue de la guitare, le soleil en face des yeux. Je ne lui parle de rien de tout cela, car il me parle de logiciels, d’enregistrements, de maquettes qu’on pourrait faire de sa barbe qu’il taille et le reste je m’en fout ! j’ai tellement envie d’avoir près de moi mes gosses, comme autrefois… il m’accompagne pour faire quelques courses en ville puis nous nous séparons avant que j’arrive à la gare et que je rate mon train. Je bois un café au buffet, paye une ardoise que j’y avais laissé, classe des photos, des documents…je pars et une fois de plus je m’endors dans le train, le nez sur mon travail, sur mes projets en cours que je ne prépare jamais assez ! Juste une phrase absurde que j’ai dans la tête « t’as pas mis le bon T-shirt et une chanson sort et ressort de mon esprit un peu comme une abeille, un petit coléoptère qui bourdonnerait dans le creux de ma main….
Je me demande si j’aurai le courage
18 Février 2009
Je reprends donc contact et les choses semblent s’articuler pour ce départ. Je lis quelques blogs et je n’aime pas ce que j’y lis, ce que j’y vois, ce que je ressens derrière cette ironie prétentieuse ; Je me demande si j’aurai le courage de faire tout ce que je veux réaliser, tout ce que je veux faire. J’ai vidé, rempli nettoyé les murs de la salle de bain, déplacé des meubles car j’aimerai que mon jardin et ma salle de bain soient propres et rénovés avant que je ne parte, avant le 18 mars! J’aurai donc deux spectacles en cours avant de partir, « chantons sous les pins » dans les Landes et le théâtre Mouffetard, la veille de mon départ ! je donne rendez vous à nos amis parisiens. J’ai encore pas mal réfléchi à la série de concerts de Nantes, intéressants, parfois inaboutis, souvent à cause de problèmes techniques ! ça ne m’était pas arrivé avant les débuts du groupe. Une nuit avec mon fils à la maison… quelques repas pris ensemble. Je dors beaucoup puis travaille à fond. Je repars demain pour Paris. J’y reprendrai sans doute des contacts, à l’ambassade également. La vie est bizarre ; je n’aurai jamais imaginé que je ferai ce genre de voyage un jour. Je fais des recherches sur l’histoire de la girafe qui voyageait à pieds.
Louis-Ferdinand Céline
17 Février 2009
je suis rentré, j’ai dormi sur l’autoroute. Il y avait un peu de soleil qui passait sur moi. Loïc a conduit, j’ai déchargé son matériel avec lui, puis je suis remonté à la maison. Il y avait un bordel monstre parce qu’on était visiblement passé par là. J’ai essayé de ranger un peu. Il me restait un poulet et de la piperade dans le congélateur. Les gamins sont venus manger et il y avait de la dispute dans l’air. J’ai rangé ma musique, et la maison et tout ce qui devait se ranger, se laver. J’avais envie de jardiner, de me sortir de tout ça ! je suis allé voir le rédacteur en chef de Sud ouest et j’ai parlé de mon projet de voyage, celui qui me ferait tant avancer entre deux spectacles et il se souvenait de mes lignes en Chine et il a trouvé mon projet intéressant et il a dit « il faut ouvrir les fenêtres », chose que j’essaye de faire depuis longtemps. Je ne serai jamais journaliste, c’est sur !

à propos, j’ai lu la chose suivante grâce à mon copain Pascal, jardinier surfeur : Décembre 1937 :
« Les éditions Robert Denoël publient les Bagatelles pour un massacre de Louis-Ferdinand Céline. A mi-chemin entre le pamphlet et le roman, l'ouvrage est d'une rare violence antisémite. La véhémence du propos est telle qu'elle s'apparente à plusieurs reprises à un véritable appel au meurtre et aux persécutions : " La France est une colonie juive, sans insurrection possible, sans discussion, ni murmure... Il faudrait pour nous libérer un véritable Sinn-Finn... un instinct de race impeccable... " (p.217 de l'édition de 1943) ».

Cette nouvelle publication a en outre le mérite de classer politiquement l'auteur du Voyage au bout de la nuit : alors que l'éventualité d'une nouvelle guerre avec l'Allemagne se fait de plus en plus précise, que la France et le Royaume-Uni se préparent à un possible recours à la force pour barrer la route au nazisme, Céline a choisi son camp :
" Moi je voudrais bien faire une alliance avec Hitler. (...) Il les aime pas les Juifs... Moi non plus... J’aime pas les nègres hors de chez eux... Je ne trouve pas ça un divin délice que l’Europe devienne toute noire... Ca me ferait pas plaisir du tout... C’est les Juifs de Londres, de Washington et de Moscou qu’empêchent l’alliance franco-allemande. (...) pour être colonisés, pour vous dire franchement la chose, on peut pas l’être davantage que nous le sommes aujourd’hui par les Juifs, par les nègres, par la plus immonde alluvion qui soit jamais suinté d’Orient. (...) Deux millions de boches campés sur notre territoire pourront jamais être pires, plus ravageurs, plus infamant que tous ces Juifs dont nous crevons. Portant les choses à tout extrême, pas l’habitude de biaiser, je le dit tout franc, comme je le pense, je préférerais douze Hitler plutôt qu’un Blum omnipotent. Hitler encore je pourrais le comprendre, tandis que Blum c’est inutile, ce sera toujours le pire ennemi, la haine à mort, absolue. (...) Les boches au moins, c’est des blancs... " (p.221-222)
Comme tout un chacun peut le constater ici, contrairement à une idée fort répandue, ce pamphlet n'est pas une publication d'ordre strictement antisémite. Dans ses Bagatelles, Céline exprime bien sûr avant-tout son aversion vis-à-vis des Juifs en général (et ce, en se fondant sur une argumentation analogue à celle des nazis) ; mais il y évoque aussi son anticommunisme, sa haine du capitalisme, de la Franc-maçonnerie, de la démocratie (p.41 : " Juifs et communistes sont pour moi synonymes (...) La démocratie partout et toujours n’est jamais que le paravent de la dictature juive." ), de l'intellectualisme, du Front populaire, le tout sur un fond obsessionnel de décadence et de déclin qui rappelle les plus belles pages d'Édouard Drumont... En bref, c'est toute la thématique de l'extrême droite française du moment que l'on retrouve dans le pamphlet. Celle-ci d'ailleurs ne s'y trompe pas et accueille avec un enthousiasme sans réserve le nouvel ouvrage célinien, des colonnes de l' Action française à celles de Je suis partout.
Le principal écueil, quand on aborde aujourd'hui la violence raciste du propos, est de considérer cet antisémitisme comme celui d'un pacifiste incompris. C'est l'argument dont Céline s'est servi après la guerre pour assurer sa défense : l'ancien combattant de 14-18 qu'il était avait péché par altruisme ; il n'avait cherché qu'à éviter une nouvelle guerre avec l'Allemagne, et à préserver ses contemporains d'une nouvelle boucherie. Mais ce serait mal connaître le contexte du moment que de se contenter de cette appréciation pour le dédouaner : le pacifisme célinien ne diffère en rien de celui de l'extrême droite française d'alors qui reproche elle-aussi aux Juifs de pousser la France à entrer en guerre contre l'Allemagne nazie. C'est ce que rappelle Lucien Rebatet dans ses Décombres (parus en 1942), lorsqu'il évoque l'avant-guerre en France, et l'ambiance du moment au sein de l'équipe de l'hebdomadaire fasciste Je suis partout :
"Nous parlions depuis deux ans déjà à Je suis partout de la guerre juive et démocratique. Nous en connaissions à merveille la doctrine, les agents et les préparatifs. Nous avions accueilli avec une joie et une admiration sans limite les Bagatelles pour un massacre de Céline. (...) L'abrutissement des cerveaux français, la confusion des idées et des sentiments les plus simples étaient tels qu'il existait une paix "pour la gauche" et une paix "pour la droite". La paix à l'usage des démagogues et du prolétariat se prêchait par d'énormes insanités. (...) nous avions le tord d'être des pacifistes intelligents. Nos écrits réclamaient une certaine paix, dans le temps et dans l'espace, parce que notre pays n'avait plus les moyens de conduire victorieusement une guerre, et que nous répugnions à souhaiter une révolution nationale issue d'une défaite." (p.72)
Pacifiste, Louis-Ferdinand Céline ? Certes, oui, mais pacifiste "de droite" donc, exactement comme l'étaient Robert Brasillach, Lucien Rebatet, ou encore le très germanophobe Charles Maurras. Il faut par ailleurs garder à l'esprit que l'un des principaux leitmotivs de la propagande nazie vers la fin des années 30 est la paix, menacée par la "juiverie internationale" (pour reprendre la terminologie hitlérienne). Céline, qui s'élève dans ses Bagatelles contre l'idée d'une "guerre pour la joie des Juifs" (p.66), semble être sur la question parfaitement d'accord avec Hitler. D'autre part, comme on peut le constater à son comportement lors de l'entrée en guerre de l'Allemagne nazie contre l'Union soviétique, son "pacifisme" n'est en rien un principe absolu.
Voila ! j’ai donc découvert les écrits de Louis Ferdinand Céline souvent grâce à des amis de gauche, qui me l’expliquaient comme pacifiste et me disaient que le juifs souvent s’arrêtaient sur la surface de cet homme qui avait écrit de belles pages dans un style émouvant et qu’il avait soigné des juifs ! ok ! ce qui prouve bien que tout ce qui est montré ou publié n’est jamais innocent ! J’ai en tête les magnifiques dessins de josé Corréa dans son livre sur Céline. On m’a même parfois comparé dans le style à Céline !!! je déconne pas, c’est vrai ! (le figaro en 2002, je crois ! cette année là, un journal bordelais m’avait traité de Réactionnaire)
Complicité - Création - Partage
13 Février 2009
Je vois que cette date est une date de superstition (je ne me souviens plus pourquoi d’ailleurs !) est ce que ça porte bonheur ou malheur ? Je ne l’ai jamais compris. J’ai hier soir eu du mal à terminer cette soirée sans briser des micros et leurs pieds qui se défaisaient les uns après les autres. Je crois que j’en ai rêvé ! Cette nuit, tandis que Loïc et Gilles regardaient le DVD de « police », la dernière tournée mondiale du groupe reformé ! Une captation dans un stade à Buenos Aires. Peu de monde mais tout de même une bonne soirée ! J’avais mangé à midi avec ma cousine et nous avions parlé de ce petite frère déporté qu’elle n’avait pas connu, une histoire de gamin embarqué pieds nus par les allemands ! on est en 1944 ! Il a 8 ans ! Il a été raflé par les allemands à Condat le Lardin entre Brive et Périgueux. Sa mère, ma tante, lui emmène une paire de chaussures à la mairie et l’employé lui répond qu’à cette heure là, il n’est peut-être déjà plus en vie, en route vers les camps de la mort. Ma cousine était venue au spectacle de la veille. Particulièrement émouvant, je crois. On s’est peu connus, mais j’ai passé un très bon moment grâce à elle. Moi j’ai rêvé aussi de ces gens qui mourraient sur les autoroutes et que j’écrasais. Super nuit ! Nous avons enregistré également « elephantnainpascher.com" sur le micro d’accordéon de Gillou ! La prise de son était tellement bizarre, qu’on s’enregistrait même quand on grattait ! J’imite Michel Drucker ! je suis le pire imitateur de vedettes qui soit ! je me souviens que je faisais le général de Gaulle quand l’étais petit, puis Aznavour que je fais encore, mais je suis assez lamentable ; mais j’écris au fur et à mesure le texte, je le rebâtis et plus tard je chante « divorcées », cette chanson difficile à chanter, sur un kletzmer avec un texte construit à partir de mes respirations. Loïc et Gilles font des percussions sur valise. Je retourne marcher un peu et le long du tram, je marche jusqu’aux anciens ateliers/ pas d’appareil photo. Je rentre dans l’atelier des chantiers des machines de l’ile pour voir le bel éléphant mécanique, les poissons machines, les raies Manta, l’architecture de l’atelier, faite de montées et de descentes, de coins et de balcons dominant la belle ville de Nantes. Je rentre un peu plus tard pour aller manger une fois de plus dans le restaurant de Benoît. La nuit, je dors dans son appartement ; parfois il rentre tard, je lui ouvre et il ne me reconnaît pas. On s’entend bien ! Il fait froid et le spectacle précédent a du mal à finir à l’heure. Je me prépare, le public n’arrive pas trop, et je monte sur scène avec le groupe sur la musique de Damia. Je me sens un peu plus en forme ce soir et je sens le public qui réagit bien et ce soir les gens applaudissent au texte « au commencement ». Je chante en essayant de ne pas anticiper sur chacun des instants… j’essaye de laisser le spectacle se dérouler même si à 3 c’est un encore un peu plus lourd que d’habitude. Ce soir là, je m’en sors mieux, je sens mieux les enchaînements entre les chansons, les histoires que je raconte. « L’histoire du commandant Lapin » avec Loïc et Gillou m’étonne de plus en plus car je commence à savoir comment les choses vont se monter, les breaks, les colonnes d’enfants, mes bras qui battent le ciel, mes cris en dessous de ceux de l’accordéon qui crie aussi. Le public réagit à peu près en même temps que moi, me voit tomber ou me relever , applaudit si la lumière devient bleue quand je rebondit au sol, au risque de me niquer le genou. Le voyage vers le camps de Drancy avec l’accordéon et les musiciens me suivent de toutes leurs forces. J’ai l’impression que nous avons fini par embarquer les gens avec nous. Dans le public, il y a des gens qui nous ont déjà vus, d’autres qui n’avaient jamais entendu parler de nous. A la fin du spectacle je leur fais lever les bras comme si j’étais maître nageur, ils sourient et ils ont la banane, comme cette banane que j‘ai photographié sur un mur de Nantes. Nous sortons de scène et Gilles laisse tomber son accordéon par terre et son do se dérègle. Un do s’emballe dans les amplis et tourne dans la salle ! lui est paniqué et colle des coups de pieds dans son accordéon derrière un rideau de scène. Finalement je monte sur scène et dis un poème, puis je chante accompagné par la guitare « au hasard quelque part » et une fois de plus les gens chantent, puis je finis le concert sur « je chante » de Charles Trenet m’accompagnant sur la guitare de Loïc. Les gens sont debout à quelques mètres de moi, puis ils me rejoignent dans l’entrée pour bavarder ou acheter livres ou albums. Je sais qu’au fond de moi, je suis à la recherche d’une simplicité et d’une puissance que je n’arriverai jamais à atteindre sans doute. Je dine de la pizza de Philippe, le directeur de la salle, et je discute avec des gens qui passent, des couples qui nous ont vus à Lille dans un restaurant il y a presque 10 ans, une dame qui m’écrit depuis un an de la région du Mans et qui m’offre un bouquin d’Ernest Pignon Ernest(merci encore pour votre gentillesse et pardon pour ma maladresse)un monsieur qui s’appelle Guy et qui vient bavarder avec nous, de jeunes couples en difficulté, le chanteur de « rue d’la Gouaille » qui a eu la gentillesse de venir voir le spectacle et que j’ai sans doute mal reçu ! pardon ! des gens qui nous connaissent ou qui nous découvrent et qui viennent juste bavarder un peu, des gens qui adorent ou qui détestent, peu d’indifférents, des gens quoi, ceux là qui font que le public est comme une grosse bête mi gentille, mi méchante assise en face du dompteur et qu’il fait chanter, fait danser, fait applaudir…me souviens de cette première soirée parisienne avec les louves ou on avait été un eu livrés en pâture et ou ça s’était si mal passé , au « nouveau casino » enterrement de première classe avec ce type qui nous avait dit « retourne chercher tes truffes ! »
Concerts au TNT de Nantes
11 Février 2009
Les tempêtes qui font ployer les arbres finissent par me saouler, moi aussi; toute la nuit à entendre gueuler le vent à travers les tuiles. Au réveil, je me tombe et roule dans l’escalier, jusqu’au quart tournant ! Je suis un peu tordu, mais j’étais heureux en me relevant car je n’ai rien de cassé. Je finis mon sac, je finis de regrouper mon matériel, puis je réveille mon jeune fils qui dort dans sa chambre. Je remplis le coffre de la voiture et j’embrasse sa bouille qui pique avant de filer vers Nantes, avec mes amortisseurs neufs, mes cardans neufs, mes plaquettes de freins neuves. La route jonchée de branches par la tempête de la nuit me pousse sur l’autoroute où je m’arrête un instant pour prendre un café. Plus tard, je me retrouve devant la maison de Loïc et nous chargeons son matériel. Le téléphone sonne, continue à sonner, reprend ses sonneries et je me décroche à la place du passager. Nous roulons derrière Gilles qui a pris son GPS et nous arrivons à Nantes en début d’après midi. Véronique Escolano, la journaliste d’Ouest France aux beaux yeux arrive sur son vélo en même temps que nous et m’interviewe d’abord dans la rue puis dans le hall du théâtre où elle prend quelques photos pendant que les copains déchargent et rangent la voiture ! Je m’en suis bien sorti. Sur le mur, il y a des articles sur nous (dont une belle interview croisée de Michel Glasko et Gilles Puyfagès sur «accordéon magazine » et une photo de votre serviteur qui semble dormir sur scène)Une heure 30 de balance, de mise en place et de répétitions avant d’aller dîner avec l’impression que je ne serai jamais prêt pour jouer. On dîne à la Casa et je sais que je vais dormir chez Benoît, le patron de cette Pizzeria. En fait, avant le concert, je suis allé chez Benoît et j’ai pris une douche, je me suis rasé et on a bavardé un peu, le temps qu’il m’ouvre le canapé-lit. On s’est bien marrés en fait et il m’a laissé la clé de son appartement. En bas, dans le théâtre, les gens commençaient à arriver et en fait, c’était complet pour ce soir. Je suis allé me préparer dans la loge, et j’ai cassé une bouteille de jus de fruit par terre, mais mon copain Philippe, le directeur du TNT a nettoyé derrière moi tandis que je gueulais comme un gros con d’ours ! j’ai couru partout pendant qu’on s’installait sur scène, que j’ai viré des gens de ma loge d’une façon un peu malpolie (excuse moi Christèle). Un gros con d’ours dis-je ! En montant sur scène je me suis rendu compte que la salle était pleine, plus que pleine même. Mais, je n’arrivais pas à nourrir la complicité avec mes musiciens. Lorsque j’ai commencé à danser, à la fin de la première chanson («La fanfare») je me suis cassé la figure dans le retour de Loïc. Plus tard, j’ai marché sur la prise à interrupteur qui était placée devant moi et une fille qui s’appelle Céline a appuyé sur le bouton pour que j’ai du son. On a joué pendant presque deux heures une bonne partie des chansons de nos 4 albums (une vingtaine de titres) pour finir par « comme à Ostende » !nous jouions sans la présence de mon vieil acolyte David et même si nous nous étions cherché toute la soirée, c’était assez rock ! Pas aimé la disposition que nous avions adoptée, mais en tous cas s’est levé à la fin du concert. J’ai ensuite dormi chez Benoit et les autres ont dormi dans l’appartement de Narley, l’un des dirigeants de l’équipe. On a essayé de jouer ce soir là et le lendemain, donc «Au Commencement» ce texte sur la création du monde, et même si ça rallongeait le texte d’intro, c’était pas mal et le public est entré progressivement dans l’univers des textes. Le second jour, je me suis levé tôt et je suis allé jouer avec les musiciens... raccord de quelques morceaux, puis travail sur « éléphant nain.com » la nouvelle chanson que nous avons écrite Loïc et moi. Structures, accordéon avec Gilles, nouvelles idées et bien sur, texte un peu plus délié…puis dans l’après–midi, Ronald m’a récupéré et nous sommes allés faire une radio sur Alternantes FM, assez rapidement, mais ils ont passé 6 morceaux du dernier album. Merci à Gaël, le technicien de cette radio associative très dynamique. Puis j’ai traîné sur un chantier derrière chez Benoit et j’ai fait quelques photos de tags mais j’ai oublié mon chargeur de piles et j’ai interrompu mes séances de photo. Difficile de travailler dans le mini-studio des copains car il n’y a aucune lumière, aucune place et aucune chaleur. Je me suis levé le troisième jour après le spectacle de la veille, plus structuré, plus émotionnel même s’il y avait moins de monde que la veille, moins d’entrée. Bel article, d’ailleurs dans Ouest France avec ma photo à la grosse caisse. Merci à cette dame qui est venue exprès du Mans et pardon pour la dédicace idiote que j’ai fait sur son livre (je me suis trompé de prénom !!)Le soir je trouve un nouveau mail d’injures de xxxx mais je finis par me blinder de tout…) je marche et danse tordu à cause de la chute dans mon escalier la veille ! J’ai du me cartonner une côte ! ça m’arrive de temps à la suite de concerts. Retrouvé ma cousine Nicole de Nantes, celle que j’avais perdu de vue ces dernières années. Joss et jean Charles, ainsi que Zoé leur assistante nous ont mieux aidé ce soir là et les effets étaient un peu plus efficaces… bonne équipe dans ce théâtre donc et les merveilleux rires de Philippe le directeur TNT que j’ai fait taire pendant le spectacle, car il répondait aux questions avant le public… (t’as déjà vu le spectacle 10 fois, je sais que tu connais les réponses). Ce matin je me suis réveillé avec moins d’injures dans ma boite e mail, moins mal au dos et l’envie de jouer, ce qui est plutôt bon signe.
Politique fiction et retour à la réalité
05 Février 2009
Mort en Egypte d’un nazi recherché et déclaration d’un évêque négationniste ! Bernard Kouchner touché par un scandale. Tout ceci n’est pas reluisant pour le french doctor qui a sans doute exploité la situation depuis longtemps, mais je n’aime pas ces lynchages médiatiques, (je me souviens de l’histoire de Baudis à Toulouse, Beregovoy ou Robert Boulin, de gauche ou de droite) bien que Pierre Péan, journaliste n’en soit pas à son premier coup ! (« noires fureurs blancs menteurs » dans lequel il rapproche Kagamé et Kouchner). Tout ça mérite d’être creusé en dehors du sillon médiatique. Sur internet ce matin, je découvrais beaucoup de choses sur ces affaires, de l’argent suisse hérité d’Hitler à l’argent des amis africains des derniers gouvernements. Drôles de rêves cette nuit : rêvé que je suivais Sarkozy qui me chargeait d’une mission : il fallait que je retrouve ses racines corses à travers un auteur de chez Gallimard qu’il avait survolé. Il me montrait un portrait de cet auteur en me disant : « ne trouvez vous pas qu’il y a une ressemblance ? » Je ne devais pas être payé pour ça, mais je me retrouvais dans la suite, dans la cour de Nicolas Sarkozy. Connaissait-il ma furtive histoire avec sa Carla ? je n’en sais rien, mais je le trouvais super sympa, comme j’ai toujours trouvé super sympa les gens de droite ou de gauche avec qui j’ai bossé, notamment à la chambre de commerce ! Interview ce soir à la télé de notre président. Ça va être sinistre, autocrate, autoritaire prétentieux et creux comme d’habitude. Ce matin, dans la réalité, Laurence Parisot demande la simplification des licenciements économiques. Là, je me suis souvenu de mon travail dans l’environnement socioprofessionnel du MEDEF quand je travaillais pour la fédération de la métallurgie, lorsque tout le monde était implicitement au courant de l’histoire de la fameuse caisse noire, mais que personne n’en parlait vraiment. Besancenot interviewé à la radio propose de reprendre aux entreprises les subventions qui leur ont été payées quand ils n’ont pas respecté leurs engagements et qui ont procédé à des licenciements, des coupes franches, comme c’est le douloureux cas en ce moment. Drôles de portes ouvertes, qu’on enfonce, là où personne ne se bouge réellement. Je l’entends draguer du côté du PS et de la gauche en général. Pourtant ce type manque semble curieusement de mordant et d’ambition. Grèves à la Guadeloupe, puis maintenant en Martinique. Après avoir beaucoup bossé ces derniers jours, je n’arrive pas à surfer sur mon inspiration. Pourtant, je vois mon projet musical avancer progressivement ! J’écoute 2 ou 3 morceaux et il me semble que finalement j’ai écrit l’essentiel des chansons. Toujours les mêmes difficultés à faire mon travail, cette année, même si je crois avoir retrouvé la sérénité dans mon inspiration. Mon projet autour de mes nouvelles sur scène avec Gilles et Loïc semble prendre. Répété, puis allé m’entraîner à la salle : un peu trop de monde quand j’y vais, devant les écrans ou je découvre l’incroyable DVD du concert d’Eros Ramazotti. De lourdes donzelles transpirent sur des instruments métalliques, l’œil dans le vague ou sur les courbes de Britney dansottant sur l’écran. Parfois je suis très admiratif de leurs formes, de leurs culs, de leurs seins, je l’avoue. Me rappelle de la fois ou une dame s’est approchée de moi et m’a dit très fort devant tout le monde : « vous mangez trop c’est pour ça que vous êtes gros ! »J’avais eu tellement honte, moi qui souhaite toujours passer inaperçu! Hâte de me retrouver à Nantes : le jeu et la répétition, voila ce que dont j’ai envie. Mathieu, le jeune coach à la salle me demande si j’ai besoin de boire ou fumer pour trouver l’inspiration, ou pour monter sur la scène et se fout de ma gueule parce que je ne chante pas avec Beyoncé et que je n’ai pas fait de DVD ! Je croise un monsieur dans la rue ! Nous bavardons, il sort une pomme de sa poche et la coupe en deux pour m’en donner la moitié.
elephant-nain-pas-cher.com
03 Février 2009
Toujours donc, ce voyage ; ces mails échangés, des hommes et des femmes qui correspondent avec moi. Je n’arrive pas encore à fixer une date de départ que je voudrai proche. J’ai toujours l’idée de partir et de me faire une idée d’homme honnête, juif français qui veut se faire un avis par lui-même de ce que vivent des peuples frères. Marre des idées toutes faites, raccourcies et le plus souvent assez facho. Epoustouflé par cet ambassadeur Israéliens qui avait qualifié les bombardements de cette école comme un détail, entendu les déclarations antisémites (quoiqu’on en dise) et les slogans concons (nous sommes tous des Palestiniens…). Plan de relance annoncé par François Fillon : plus de mille chantiers ! Je tourne autour de mon ordinateur. Travaille sur les prochaines chansons, ce truc dont je vais vous livrer quelques lignes :
elephant-nain-pas-cher.com
Un éléphant me regarde assis dans le salon ; il se demande pourquoi il est là ;
Il a la taille d’un gros chien mais quand il sort dans le jardin personne ne le voit
Recherchez sur la grande toile l’exode des éléphants nains, de la Sicile à l’Ouest Africain !
Personne ne lui jette des cacahouètes par-dessus la haie du jardin Même si l’éléphant nain pourrait faire rire vos gamins !
Lors de notre jogging quotidien, l’éléphant nain Se roule dans la boue des flaques et arrose les chiens qui attaquent.
Mesdames, caressez sa trompe rugueuse, vous verrez qu’il n’est pas méchant ! Mais les dames sont curieuses puis disparaissent rapidement
Quand je rentre à la maison assis dans le canapé du salon l’éléphant me tourne le dos, regarde les infos.
Un documentaire montre des panthères, il se cache sous l’étagère Puis un spécialiste dit « Bonsoir ! Voici une liste d’animaux de la préhistoire :
Des dinosaures, des brontosaures, des spinosaures, des tyrannosaures, Des éléphants microscopiques qui vivaient autrefois en Afrique »
vite ! Ça peut rapporter du fric ! J’appelle Michel Drucker, Ça sonne ! Personne ! Le répondeur :
« Laissez moi un message je vous rappellerai tout à l’heure !» « -Bonsoir Michel Drucker, je suis propriétaire d’un éléphant nain de 50 centimètres au garrot…. »
Extraits…Patrick Ochs
Bien sur, ça fait penser à ce merveilleux Dick Annegarn (Bébé éléphant…) ou à une chanson d’Antoine des années 70, ou encore au génial Philippe Katerine…. Lu encore une critique ou l’on me renvoie sur les traces vocales d’Arthur H. lu une comparaison avec le casque chauve de Charlélie et la voix de Lavilliers ou parfois cherchant à atteindre la magie de Noir Désir. Entendu des comparaisons physiques avec Pete Garret de Midnight Oil ! Comparé à l’énergie du grand Jacques Brel ; encensé grâce à mon interprétation de Léo Ferré et Jean Roger Caussimon ou de Trenet Charles. Parlé du grand Jacques (Higelin) qui est mon maître sur les planches. Distingué et classifié derrière l’inclassable Tom Waits ! Je me fais penser à l’un de ces de ces animaux de Raymond Queneau assemblé à partir d’autres grosses bêtes. Je dois être l’un des artistes français méconnus les plus comparés aux autres…
Préparatifs
02 Février 2009
Peu de choses ce matin. J’écoute les concertos pour violons, cordes et orchestre de Bach, toute cette joyeuse mélancolie, loin des querelles religieuses m’accompagne au plus profond des plaisirs. Quelques années plus tard, je réalise que j’ai bien fait de choisir de vivre seul, malgré tous les revers de médailles de ces dernières années ! C’est au moins l’un des éléments positifs de ma vie. Finies, les horreurs proférées d’un ton doucereux, les crises et le chantage, l’hypocrisie et les coups bas. Je travaille et après avoir fini le texte sur Britney, je prépare ce voyage vers Israël ; J’attends d’en savoir un peu plus, mais en principe, je devrai avoir quelques articles publiés. Mon fils finalement a rejoint le lycée à Périgueux. De bons moments, donc et des engueulades encore. J’ai commencé ce texte sur cette histoire d’éléphants chez Drucker dont je vous parlerai. Préparation toujours de l’album pré-production à Nantes la semaine prochaine et suite de l’histoire de la maison de disques avec celle qui a sorti « assez de pognon » : le chant du monde ! d’ailleurs l’album finalement marche bien. Donc quelques concerts à Nantes, puis départ je l’espère vers le Moyen Orient