Le plein, le Ciné et la Manif

29 Janvier 2009
Je suis rentré et j’ai mangé avec mon fils. Le carrelage était posé dans la cuisine et j’ai payé le mec et les ronds que j’avais mis de côté. J’ai mal dormi avec Britney, mal dormi avec tout ce qui bougeait dans ma tête et j’ai pris ce médoc qui fait dormir. Je me suis levé tôt et j’ai encore écrit, puis je suis allé faire du sport pendant une heure, puis j’ai roulé pour aller récupérer mon fils à Sarlat ! la trappe d’accès au réservoir s’était bloqué et j’ai bien cru que je ne pourrai jamais mettre de l’essence, mais la dame de la station, comme d’habitude a été patiente et elle a su s’occuper de ma voiture et elle l’a ouverte comme une vraie petite voleuse en deux temps trois mouvements, alors je l’ai remercié et je lui ai fait la bise. Je suis reparti remplir le frigo et j’ai dormi une partie de l’après Midi parce que le cardio training m’avait crevé ! Tous ces exercices fractionnés pour m’habituer aux moments les plus difficiles du spectacle (je ne vous dis pas lesquels !) le soir, impossible de me remettre au travail ! je suis allé voir espion(s) au ciné ! Je n’étais pas retourné au ciné depuis des années. J’y retournais avec mes proches, mais je n’y étais pas retourné seul depuis la fois où il m’était arrivé cette aventure incroyable avec une dame dans une des salles presque vide ! je vous raconterai un jour. Le film « espion(s) » avec l’acteur à la mode, Guillaume Canet est pas mal… Guillaume Canet me fait penser à ce chanteur de talent, je me souviens plus de son nom, le fils du poète, celui qui chantait Fanny Ardant , ah oui, Vincent Delerm ! J’aimerai savoir faire ce qu’il sait faire, je suis admiratif de son savoir faire, mais au fond, rien de ce qu’il dit ne me touche jamais. Manif en ville. J’apprends que mes 2 fils y sont allés.
Une nouvelle page à écrire !

27 Janvier 2009
à la gare, sans humour aucun, la dame m’a gardé le sac le temps que je revienne des toilettes ! puis elle est repartie suivre le cours de son voyage sans me dire au revoir ! une jeune femme s’est installée avec un jeune black qui ne semblait pas parler français, un gars à la peau incroyablement noire ! « tu comprends ce qu’on te dit ? » le type était placé dans un foyer après limoges et la femme l’accompagnait ! le jeune gars semblait paumé et devait arriver d’un pays lointain. Il avait un bonnet enfoncé jusqu’aux yeux et un anorak comme le mien. Je suis monté dans le train et j’ai continué ma route, en oubliant ce couple impossible. Je me suis installé et la dame à côté de moi lisait des partitions et les chantait alors je n’ai pas réussi à m’endormir. On a bavardé un peu et elle m’a raconté sa vie de chanteuse lyrique. Puis je me suis endormi après ça et parfois, je regardais les dégâts de la tempête. Loïc s’était inquiété pour sa maison, David aussi et il semblait qu’ils avaient eu quelques dégâts : mur arraché, toiture ! le carreleur avait fini son travail et la forêt en face de la maison me semblait légèrement en kit ! un type y circulait en faisant hurler sa tronçonneuse et j’entendais les branches craquer de douleur. Les oiseaux s’envolaient, abandonnant là leurs nids fragiles. J’ai dormi encore un peu sur le canapé, puis j’ai rempli le frigo et j’ai encore écrit, même si je commençais à fatiguer vraiment de tout ça ! J’ai appelé mon cousin, toujours dans mon projet de voyage pour la fin février. J’avais peur que ma famille me rejette une fois de plus. Je me suis dit que je devenais sans doute parano en temps qu’artiste n’ayant pas réussi à s’insérer. Au fond j’aimais bien rester comme ça, loin de cette partie de ma famille. Je suis encore auprès de ma mère, quoique je fasse, quoique je vive ! sans doute que le mieux serait que je quitte cet endroit ou je vis, dans quelques temps pour aller vivre loin des souvenirs. J’ai travaillé sur les photos prises pendant cette tournée et je me suis couché tôt car je voulais aller faire du sport le lendemain, avant d’aller en réunion de travail à bordeaux. J’ai feuilleté le roman et je me suis endormi en rêvant que j’avais acheté une maison que je prêtais à des squatteurs qui finissaient par me voler mes couvertures et mon lit, alors je dormais par terre avant de m’en faire expulser. Puis je rencontrais une femme et nous parlions. Je la trouvais un peu obèse et c’était la sœur de mon médecin traitant qui finissait par se suicider après m’avoir appris que j’avais un cancer. Je gavais sa sœur de valium avant de lui annoncer que son frère était mort puis je me suis réveillé AVEC UNE MIGRAINE PAS CROYABLE! J’ai pris un café et je suis allé faire un peu de sport, avant de monter dans le train pour Bordeaux ; les voies avaient été dégagées après la tempête. Réunion de travail en face de la gare de Bordeaux, dans un restaurant. On décide de mettre ce blog en ligne le 10, le 20 et le 30 de chaque mois. Ça dure jusqu’à 16 heures de l’après midi puis je reprends le train en sens inverse après avoir pris quelques décisions et mis en place un recrutement pour remplacer Matthias qui quitte le groupe. Puis finalement Matthias est parti et on est restés au resto à parler de ce qu’on allait faire. On avait mangé du poisson et des crudités et je dois dire qu’aller aux chiottes était un peu inquiétant. Vers 16 heures, je suis reparti et j’ai encore regardé des chevaux qui couraient entre les zones inondées.
Concerts à Chartres...de la gare aux musées

23 Janvier 2009
Suis à la gare Montparnasse. Je suis dans ce qu’on appelle un salon d’attente pour grands voyageurs, mais c’est une salle d’attente chauffée avec des clodos, des types à la dérive, des gens en escale dans une gare truffée de flics, de mendiantes venues d’Europe de l’Est, de coupes bourses. Regards venimeux des voyageurs entre eux ! aidé une femme à monter une valise plus lourde que moi, moi qui voyage avec un sac vide, juste un ordi et un appareil photo. Nourri un oiseau, comme d’habitude ! il y a toujours quelque part un oiseau que je nourris. Dormi un peu ce matin pour la première fois depuis longtemps ! fêté hier soir le nouvel an Chinois. Pas vu les dragons rouges et brillants du Chinatown. Suis attendu à l’autre bout de la ligne à Chartres par les organisateurs du spectacle ! J’espère que la salle sera pleine ce soir ! Presque deux mois que nous n’avons pas joué ensemble. J’imagine que ce sera approximatif et que nous serons quand même fiers de nous, puis que nous ferons le soir suivant un spectacle beaucoup plus cohérent. En fait, je suis accueilli par Ludovic qui m’emmène au théâtre du seuil , emménagé dans une chapelle, non loin de la cathédrale de Chartres. nous avons joué dans cette région il y a 4 ans, lors du festival de la vache folle avec « mon côté punk » ! j’y avais rencontré Dikess, Loïc Lantoine et l’équipe de « la rue Kétanou », une armée de chiens fous pleins de talents avec qui nous avions passé une après midi formidable. Au bout de quelques minutes, dans cette canicule, tout le monde était en train de se baigner à poil dans une piscine pour enfants, s’aspergeant au jet ! je me souviens que j’avais engueulé tout le monde dans ce bar à Chartres en face de la cathédrale, puis que j’avais regardé avec émotion des mariés, des gens en voyage, des familles ! tous ces gens semblaient heureux d’être ensemble moi qui n’arrivait plus à être heureux nulle part. Je me souviens de cette journée, des hélicos qui tournaient autour du festival ! sécurité et flics semblaient aux journaux plus important que la musique, la culture et les intermittents que ce festival faisait bosser ! Barrage sur les routes, fouilles des voitures dissuasives, quadrillage massif de la police, ce qui fait qu’en fait le festival n’avait pas du tout marché et n'avait pas recommencé l’année suivante : voila comment on coule en province un évènement culturel aux ressources financières modestes et d’excellente tenue ! Merci à l’équipe des gens de « la vache folle » qui nous firent travailler souvent par la suite. A chartres, Ludovic m’a donc emmené prendre ma clé à l’hôtel Ibis puis j’ai pu rejoindre l’équipe qui était arrivée en voiture de son côté ! Tout le monde s’accordait, s’installait, Thierry au son, Paul à la lumière et Loïc à la guitare, David à la contrebasse, Gilles à l’accordéon. Difficile de démarrer cette balance et je pense que je manquais de concentration. Nous avons joué devant une salle presque pleine, un public agréable, mais je pense que les gens durent être frustrés car nous n’étions pas au top pour ce concert de reprise. Les gens semblaient connaître certaines de nos chansons. Il y eut un type qui n’a pas arrêté de brailler pendant le concert jusqu’à ce que je lui dise « ta gueule ». on est rentré à l’hôtel pas trop tard, on a peu dormi et je suis redescendu nous chercher un coca au bar ! Les copains sont allés boire un verre au pub en face de l’ibis ou la serveuse leur a demandé d’enlever leur casquettes car une bande descendait de la banlieue de Chartres et se distinguait car elle refusait de se décoiffer ! Le lendemain, on a quitté la chambre vers midi, puis après avoir tous déjeuné au café de la paix, place de l’hôtel de ville, je suis retourné voir les tableaux de Vlamink au musée de Chartres ! il y avait ce petit tableau orange représentant un incendie et certains de ces paysages de neige qui me faisaient penser à ceux de Maurice Utrillo. Nous y avons découvert des toiles de Haim Soutine plus en forme semble-t-il qu’à l’orangerie des tuileries où ces tableaux représentant des quartiers de viande me mettent toujours très mal à l’aise. Nous y avons vu quelques tableaux de Derain, ce peintre très respecté par ses contemporains ! je n’y ai jamais vraiment accroché, le trouvant académique et pas très marrant en fait ! je garde de cette journée l’énergie mâle de Vlamink dans ses larges coups de brosse, jusqu’à ce joli bouquet de fleurs rouges si détaillé. Nous sommes retournés également dans la cathédrale, moi qui n’aime pas trop le culte et sa solennité ! comme chaque juif, pratiquant ou pas du tout, des Etats-Unis à Israël en passant par la Dordogne ou Amsterdam j’aime le bruit des synagogues, les enfants qui cavalent du coin des femmes à celui des hommes, les hommes qui parlent entre eux puis se mettent à brailler des prières, en mélangeant rites ashkénazes ou séfarades, ce qui crée un magnifique boucan ! Plus tard, nous nous sommes retrouvés au théâtre et là j’ai eu le temps de 1/ trouver une musique de scène pour l’entrée du groupe qui vu la configuration de la salle devait traverser le public. On a vu ça avec Thierry (qui sonorise la merveilleuse angélique Ionatos) et Ludovic, sur une musique d’Hugues Le Bars. 2/ écrire en vitesse une conduite lumière avec Paul, soulignant le rythme du spectacle, ce qu’il fit avec brio et finesse. 3/installer la salle pour que naturellement le public se place aux premiers rangs ! Je remercie donc l’équipe du théâtre du seuil qui se mit spontanément au service du spectacle. Le public fut beaucoup plus nombreux et nous pûmes jouer l’un de nos meilleurs concerts à 4 depuis « les nuits de nacre » à Tulle malgré peut être encore quelques trous de mémoire de votre serviteur ; il y eut ce couple Mr et Madame R. qui vinrent les 2 soirs de suite et qui semblaient connaître l’essentiel de notre travail, cette jeune prof que je reconnais à chacun de mes spectacles dans cette région, ces gens qui avaient vu déjà le groupe plusieurs fois. La veille, « assez de pognon » était passé dans l’émission de Daniel Mermet sur France Inter et la semaine dernière, l’improbable émission d’accordéon que nous avions enregistré à Strasbourg en juillet venait de passer sur FR 3 le réseau national, ce qui m’a valu des courriels de fan du dimanche assez sympa! on a joué près de 2 heures devant un public charmant, secondés brillamment par l’équipe du théâtre du Seuil très fédérée par Ludovic. Merci beaucoup pour votre travail. Nous sommes repartis de Chartres après le spectacle et passé la nuit à Paris. Le lendemain nous sommes allés au musée d’art moderne à Beaubourg ! je vous parlerai de quelques moments forts de cette visite, sans trop la détailler car j’ai du mal à parler de cet immense hall dans lequel il est difficile d’avoir la moindre notion d’espace-temps ; nous y avons vus des œuvres de Jackson Pollock, Yves Klein, l’acrobate bleu de Picasso(je n’ai pas ressenti le choc que j’ai ressenti voici 20 ans à la vie de cet incroyable tableau), robert et Sonia Delaunay, Vlaminck encore, puis surtout Matisse, et quelques post réalistes… , des œuvres de Dubuffet, Brassaï, des choses que j’ai souvent vues et revues comme la compression Ricard de César, Balthus, la fontaine de Marcel Duchamps, Max Ernst, des œuvres d’artistes africains dont j’ai oublié de noter le nom, Derain encore, des œuvres contemporaines extraordinaires , jean Michel Basquiat dont je n’avais jamais rien vu et ce beau laitier de Chagall, sans doute un hommage à l’une des œuvres majeures de la littérature juice, de Cholem Haleichem.
La mélodie, je l’avais quelque part au fond de ma guitare !

22 Janvier 2009
Écouté nos nouvelles chansons et mes anciennes ! écouté concertos pour violons de Bach puis Claude Debussy. Ecouté la radio et lu le journal ! Écrit plusieurs heures. Chez le médecin, un type râlait tout seul avec l’air d’un bourgeois respectable parce que ça n’allait pas assez vite et que les médecins sont ce qu’ils sont, mais sur sa main, il y avait l’un de ces tatouages que se font faire les jeunes types qui jouent au voyou dans les prisons, ou les anciens paras ou encore ceux qui ont fait l’Algérie. Je me suis demandé quelle histoire était celle de cet homme. Encore fait le voyage pour Sarlat en me levant vers 5 heures du matin ! Revenu dans ma ville vers 9h ! Dormi sur un parking, puis parti m’entraîner à la salle pendant une heure et demi. Là bien sur, j’ai fini par retrouver le seuil de ma forme. Il y avait deux brunes à côté de moi qui me jetaient de regards en coulisse ! L’une d’entre elles m’a dit qu’elle ne m’avait pas reconnu avec mes cheveux ! Effectivement, je ne me suis pas rasé en me préparant pour ce spectacle. J’ai fait du sport, repassé mes costumes, répété techniquement en enchainant mes chansons devant le grand miroir, puis je me suis persuadé que je me souvenais des textes en jouant mes textes « à l’italienne » et de tout ce que je racontais à l’intérieur des chansons, je n’arrivais pas à me souvenir. Je n’ai rien recréé. Je regardais le DVD du concert précédant en jouant devant la glace et automatiquement, mes bras, et mon corps prenaient la même posture, comme un mauvais imitateur, comme un pantin tiré par des ficelles en réglisse ! J’ai donc décidé de jouer sans les bras, ou sans le visage. J’aurai du essayer de jouer sans le corps, sans le visage et sans la voix en interprétant le manuel de Photoshop c’aurait été également efficace! J’ai eu mes grands fils à table, moins malades et plus gentils que d’habitude. Trié les chaussettes dans ma valise ; j’ai essayé de parler aux divers partenaires du groupe afin de me persuader que j’allais sortir bientôt de cette période difficile et j’ai presque fini ce titre dont je vous ai parlé sur Britney spirs ! j’ai entendu cette jolie chanson de Tracy Chapman qui convient bien à mon humeur du moment, par sa simplicité, son charme et son texte et j’ai eu envie de faire quelque chose à ma manière, sur les petites chansons du passé, toutes en nostalgie joyeuse. J’ai donc démarré quelques vers. La mélodie, je l’avais quelque part au fond de ma guitare ! elle aussi venait de mon passé, de mon enfance et je l’entendais chantonnée et traduite par Maman, je sentais l’odeur du disque 33 tours si particulière, un mélange de carton et de plastique indéfinissable, une texture si douce me rappelant ma petite enfance, le lit de mes parents, le salon et le tourne disque dans la chambre de mes sœurs. Mon fils dormait d’ailleurs vers 2 heures du matin quand cette mélodie est sortie de la guitare avec son passage du mineur au majeur si spécifique au musette et aux musiques d’Europe de l’est qui me font frémir et je l’ai réveillé ! Au matin, il me l’a reproché car il n’avait pas réussi à se rendormir, mais moi je lisais ce bouquin de Théodor Roszak (le diable et Daniel Silverman) et je me suis aperçu que ce livre était traduit par ma sœur. Je me suis rendu compte qu’une fois de plus je n’étais pas objectif quand il s’agissait d’elle. Je me suis endormi vers 3 heures et me suis donc levé vers 5heures et demi frais et dispo. Je suis passé dans la foulée chez mon éditeur pour récupérer des bouquins pour les vendre en concert ! le plus dingue, c’est qu’il m’a annoncé qu’il ne pourrait pas me payer ! et il m’a demandé du fric pour les bouquins que j’avais acheté pour les revendre précédemment ! J’avais peu dormi mais j’ai réussi à garder ce calme si proche du coma qui me tombe dessus parfois ! J’ai eu envie de manger dehors avant de prendre le train ! Après avoir pris mon billet je me suis installé au buffet (je vous recommande le sympathique buffet de la gare de Périgueux ! l’un des plus agréables de France !) et j’ai eu l’impression que mon aventure était en train de recommencer, avec les coups de tel, l’adrénaline, l’envie de faire l’amour avant ou après les concerts, les hauts, les bas, les chambres manquantes à l’hôtel, la vie quoi ! j’ai mis un coup de canif dans mon régime pour me gonfler le moral que j’avais eu au plus bas ces dernières semaines, et un monsieur à la gueule cassée(mais qui suis je moi pour parler ainsi, avec ma gueule de vieux concombre à peine kacher !) m’a demandé si j’allais bien ! je lui ai répondu : « oui et vous ? » « -ouixoiedoxkzox » m’a-t-il dit ! « -ok » lui ai-je répondu « ouéoucnzoiuué » « -je suis d’accord » lui ai-je répondu ! « voboiuzzéldsososé » m’a-t-il dit avec force et conviction en me montrant un point à la hauteur de l’arrêt de bus qui semblait s’appeler « la préfecture ». J’ai compris qu’il me conseillait de prendre ma retraite ! ceci pendant une vingtaine de minutes auxquelles je ne comprenais rien ; le patron m’a proposé de changer de place, mais bon… je me suis dit que le type devait certainement être malheureux et qu’il valait mieux que nous conversions d’une manière incohérente pendant que j’étais disponible et à peu près cohérent moi-même. Ça a fait marrer le patron qui m’a offert le dessert et le café parce qu’il aimait bien le dernier album. Ça m’a donné le moral, en fait ! et j’ai même failli rater le train ! je me suis excusé auprès de contrôleur d’avoir oublié de composter et là j’ai lu dans Libé cette phrase incroyable de Roland Topor, « les journaux regorgent d’histoires de braves gens pris en otage à la banque par des gangsters mais ils restent muets sur les cas beaucoup plus fréquents, de clients pris en otages par leur banquier » ! à ! Me rappelle les situations impossibles ou je me suis retrouvé il y a certaines années, pris en otage moi-même par Monsieur Printemps, le banquier dont je vous ai déjà parlé un peu plus haut, dans ce carnet de route ! Pourtant je garde une image incroyable de cet homme nourrissant les canards du bois de Vincennes, pendant son heure de coupure avec les restes de son hamburger ! Ne pas s’étonner de toutes les saloperies que chopent nos amis les animaux. Dans le train une jeune femme en manteau gris, à côté de moi, faisait semblant de dormir, mais je sentais qu’elle essayait de lire le texte de « Britney » entre ses yeux fermés mais je lui ai dit « -oh regardez un chevreuil ! » en lui montrant la fenêtre du doigt et elle a ri en détournant les yeux. Quand le train est arrivé, j’ai marché jusqu’au métro, puis je me suis fait engueuler par les gens à cause de mes valises, de la foule. Une femme m’a dit que je la collais, mais si j’avais du le faire, j’en aurai vraiment choisi une autre. Les gens hurlaient comme des cons et s’engueulaient les uns les autres s’imaginant que son voisin était son pire ennemi et j’ai pensé à la chanson de Colette Magny : « l’autre me fait chier, j’ai besoin d’espace, mais qu’est ce que je ferai toute seule ? J’aurai tant aimé danser jusqu’à la fin de mes jours … »
chansons

21 Janvier 2009
Répété cette semaine avec le groupe dans ma grande pièce dégagée ! de belles parties d’accordéon sur « Divorcées » ! Drôle de titre pour de la musique kletzmer plutôt utilisée lors des mariages. Enregistré peu de voix, et ce que j’en ai entendu me semble toujours aussi raide, même si ça commence à devenir intéressant ! Je dois également dire qu’un des événements importants du weekend, c’est le départ de Matthias du groupe ! beaucoup de valeur ajoutée à « Rue de la Muette » ces dernières années qu’il a porté sur son dos ! maintenant, la vie continue, avec ses bonheurs et ses difficultés. Gamins malades, grippes et gastro ; changement de bahut pour mon plus jeune fils. Fini le début de cette chanson que voici :
Deux filles se battaient devant un bar fallait bien que je les sépare
Sur leur yacht on a bu du champagne elles revenaient d’une ile au large de l’Espagne
Sur la table basse dans la cabine, la brune a dansé la biguine
Tandis que la blonde rigolait devant la télé qui braillait.
La brune a zappé. A la télé il y avait Britney
La blonde a dit « moi je suis comme elle ; la musique me donne des ailes ! »
Je suis comme Britney Britney Britney Britney Britney Who ?
Je danse comme Britney Britney Britney Britney Britney Who ?
Patrick Ochs (extrait de Britney, janvier 09)
La vie continue avec ses petits plaisirs et ses envies de se défenestrer du rez-de-chaussée. Parmi les grands moments de cette semaine, il y a ce magnifique cadeau d’un opticien qui aime bien notre travail : une paire de belles lunettes (R.ban vintage) parce que j’avais cassé les miennes et que je ne peux pas rester comme ça ! le Monsieur sait qu’actuellement je bosse peu et ne voulait pas que j’attende trop longtemps une éventuelle prise en charge de la mutuelle. Merci à lui, donc ! ça m’a remis le moral pour la semaine.
Deux filles se battaient devant un bar fallait bien que je les sépare
Sur leur yacht on a bu du champagne elles revenaient d’une ile au large de l’Espagne
Sur la table basse dans la cabine, la brune a dansé la biguine
Tandis que la blonde rigolait devant la télé qui braillait.
La brune a zappé. A la télé il y avait Britney
La blonde a dit « moi je suis comme elle ; la musique me donne des ailes ! »
Je suis comme Britney Britney Britney Britney Britney Who ?
Je danse comme Britney Britney Britney Britney Britney Who ?
Patrick Ochs (extrait de Britney, janvier 09)
La vie continue avec ses petits plaisirs et ses envies de se défenestrer du rez-de-chaussée. Parmi les grands moments de cette semaine, il y a ce magnifique cadeau d’un opticien qui aime bien notre travail : une paire de belles lunettes (R.ban vintage) parce que j’avais cassé les miennes et que je ne peux pas rester comme ça ! le Monsieur sait qu’actuellement je bosse peu et ne voulait pas que j’attende trop longtemps une éventuelle prise en charge de la mutuelle. Merci à lui, donc ! ça m’a remis le moral pour la semaine.
Britney Britney Britney

14 Janvier 2009
Brouillard partout, dans la tête, et sur la colline en face de la maison !le téléphone me réveille vers 7 heures. Un certain nombre de choses à faire pour préparer la répétition de cette semaine et le concert de la semaine prochaine : espace à dégager, maison à ranger, voiture à réparer, textes à finir, remplir le frigo pour recevoir correctement les copains. Déjà 5 kg de perdus depuis que j’ai démarré ce régime. J’aimerai en perdre encore 15. Je mange du poisson, dépense peu et travaille beaucoup, fais du sport, de la course et vois quelques proches, correspond par mails avec des amis en Italie, au Canada, en Chine. Journée donc passée à dégager ce canapé que j’au offert à mon fils, puis après avoir bossé, j’ai passé une journée déprimante à regarder les sites et les photos consacrées à Britney. Je crois que je préfèrerai presque Juliette Gréco, finalement. Mon fils connaît le voisin d’en face : « tu dormais encore ce matin, je voyais tes cheveux qui dépassaient par-dessus la couverture ! » je tourne et rond tout seul et me fait du soucis pour tout et pour rien ! et j’ai ce rythme obsédant dans la tête :
Britney Britney Britney Britney Britney Britney Britney Britney
Britney Britney Britney Britney Britney Britney Britney Britney
Je le donne à Loïc par téléphone mais ça le fait marrer ! c’est ça, le fossé entre la variété et la « chanson d’expression »
Britney Britney Britney Britney Britney Britney Britney Britney
Britney Britney Britney Britney Britney Britney Britney Britney
Je le donne à Loïc par téléphone mais ça le fait marrer ! c’est ça, le fossé entre la variété et la « chanson d’expression »
je me demande si je pourrai aller en Israël

13 Janvier 2009
je ne sais pas si ça a un rapport avec mon actuelle recherche de la vérité, mais je me suis coupé une paupière ce matin en me rasant ! Suivi du conflit au Moyen Orient ! Je regarde mon agenda et me demande si je pourrai aller en Israël après le 25 janvier (dates de nos spectacles à Chartres : le 23 et 24 janvier) ! J’aimerai me faire une pensée objective de cette situation en m’approchant le plus possible de cette guerre. Je sais que je ne suis qu’un petit bobo compulsif, mais j’aimerai enfin comprendre ce qui se passe dans le monde, loin de notre petit havre de paix d’où nous jugeons la vie avec nos lorgnettes. Mort de Claude Berri, grand producteur ! je me rappelle du « vieil homme et l’enfant » de « tchao Pantin ». Je me souviens du comédien Charles Denner, de Michel Simon, de Coluche et de tous ces grands comédiens qu’il a su mettre en valeur. Je me souviens de l’improbable « mazeltov» et des films de Pagnol avec Yves Montand dans le rôle du Papé ! Au revoir donc à Claude Berri que j’ai admiré. A la salle de sport, je bavarde entre deux exercices avec les musclés ! Sur un mur je lis cette phrase en anglais de Cassius Clay/Mohammed Ali : « je suis tellement rapide que le soir, dans ma chambre d’hôtel, quand j’appuie sur l’interrupteur, je suis dans mon lit avant que la lumière ne se soit éteinte » Je me dis qu’il y a plus de talent et de poésie dans cette phrase que dans plusieurs livres que j’aurai pu lire pour m’endormir. Je la traduis aux musclés qui sont morts de rire et nous parlons de la carrière de ce grand boxeur que j’admire. Je travaille mon cardio, mes bras, mes abdos me prenant un instant pour un sportif. Je transpire sous les écrans qui beuglent une chanson de Britney Spears. Le rythme se fond dans mon crane et m’aide à trouver le thème d’une chanson sur elle ! Je suis un peu fatigué quand je vais montrer mes lunettes cassées à l’opticien qui se fiche de moi (paupières rasées de près et lunettes cassées ?mmmmm..)je finis mes courses avant la fermeture ! le vigile fait ses courses et vient vers moi, crane rasé et costume noir ! « vous dépêchez pas, prenez votre temps ! Passez devant moi, je passe mes journées ici de toute façon ! »
Aucun talent...

12 Janvier 2009
« Je n'ai aucun talent! Je suis un tâcheron doublé d’un paresseux, obligé de travailler d’arrache-pied pour obtenir un truc un peu satisfaisant! Je n'ai aucune imagination, aucune maitrise de l'écriture et de la narration, de la littérature, de l’harmonie, de la comédie et du maniement de la guitare, de la danse et du chant. Après toutes ces années, je chante, écris, joue et m'exprime encore d'une façon appliquée, inhibée et scolaire! J'admire John Fante, Paul Auster, Alan Silitoe, Dylan Thomas, J.D.Salinger, Charles Bukowsky, Mishima, Dostoïevski, Franz Kafka, Khaled Hosseini, Ernest Hemingway, John Steinbeck, Henry Miller, Anaïs Nin, Jim Harrison, Haïm Potok, Isaac Bashevish Singer, jack London ou Rimbaud et Verlaine, Apollinaire, Paul Fort et René Char car ils sont libres et utilisent chaque mot à sa bonne place, même s'il semble être tombé là par hasard! Je n'ai aucune passion particulière pour la musique, la littérature ou d'autres formes d'expressions populaires! J’ai la chance, pour mes albums et mes spectacles d’être entouré de musiciens talentueux et professionnels. Tout ça est sans doute un moyen imparable pour me faire aimer. Parce que j'ai eu autrefois l'impression justifiée ou non d’être devenu transparent, gris et sans saveur, j’ai supposé que toute une richesse dormait à l'intérieur de moi, en attendant le jour propice pour sortir des méandres de ma matière grise. J'avais un ardent besoin de charmer les autres, de les séduire, hommes ou femmes! A l’époque, je croyais être différent des autres garçons: ma pensée devait être plus acérée et mon sexe plus tendu! J’aurai pu le faire plus tôt, je l'aurai fait: j'aurai appris à peindre et je serai devenu peintre! Ça c'est viril, peintre! Comme le rock, ça transpire, ça fout le boxon et ça pue! La chanson, c'est bien, mais ce n'est pas le truc de ma vie! Trop coincé du derche, trop France-Culture! Ça n'intéresse que les gens qui s'y intéressent: quelques vieux écolos nostalgiques de Léo Ferré, des filles trop sages, trop convenables, de vieilles dames fringuées comme des camionneurs abreuvés à la bière! La photo, c'est bien parce que c'est plus propre que la peinture, et l'appareil c'est vaguement phallique, un peu comme une bagnole de sport : Un peu excitant à cause des mannequins, pas très viril au fond mais plutôt ostentatoire! A-t-on jamais vu une vraie fille digne de ce nom se faire séduire par un chanteur de chansons ou par un photographe? Non! Les amazones et les plus belles pétroleuses sont toujours pour les peintres et les chanteurs de rock ! »
Patrick Ochs
Patrick Ochs
je travaille ma chanson sur le divorce

11 Janvier 2009
Agréable soirée très familiale hier soir chez Laure et Rodolphe. Peu dormi, lu, travaillé, répondu à mon courriel, parlé tard au tel, couché vers 3 heures et levé vers 7 heures comme d’habitude. Déjeuné donc dans le nouvel appartement de mon fils avec sa mère et son jeune frère. Description à la radio des bombardements sur la bande de Gaza et manifestation très suivie en France contre les bombardements sur les territoires palestiniens « nous sommes tous des Palestiniens » slogans copiés sur celui de mai 68 « nous sommes tous des juifs allemands » comparant implicitement les juifs allemands des années 30 aux palestiniens actuels ! Manque de culture, amalgames et antisémitisme rapide, quand tu nous tiens ! mon père était un juif allemand et je vois très bien ou ce slogan veut aller et faire ces rapides raccourcis n’est pas une forme de respect pour le peuple Palestinien qui a d’autres problèmes que d’être récupéré par ces slogans sentant bon l’antisémitisme franchouillard ! Parallèlement, Le Pen compare la bande de Gaza à un camp de concentration ; pitié, ne m’envoyez pas dans ce conflit très actuel disant que j’accuse les « antisionistes » d’être automatiquement « antisémites « ! je m’en fiche ! Juif français, je me sens particulièrement interpelé et concerné par ce conflit et par ses conséquences récupératrices dans le paysage raciste et communautaire actuel en France. Je vis ici, paye mes impôts ici et ne suis pas assez informé pour avoir un avis sur tout ! Je suis pour une paix juste, immédiate et équitable au proche orient entre les peuples frères des différentes communautés! Je ne souhaite pas que ce conflit se transporte chez nous ! J’apprends encore des histoires de synagogues saccagées, des cocktails Molotov jetés par des fenêtres. Rachida Dati reprend le boulot 5 jours après son accouchement par césarienne et provoque une réaction disproportionnée de ceux et celles qui regardent d’un œil critique ce que font les autres. Mais il est évident que tout ce bordel est un peu ridicule. Reproches des féministes, félicitations des gens de la classe politique de droite et même de Ségolène Royal, ancienne ministre de l’éducation ! Que tout cela est compliqué, plein de sous entendus et de manœuvres un peu ridicules. Quand je me lève, il fait -6° devant la maison et je trouve les pièces un peu moins froides. Je travaille ma chanson sur le divorce mais en fait je n’avance pas aussi vite que je le devrai.je dois aller demain à saint André.
contribution à la prévention

10 Janvier 2009
Petite contribution à la prévention en cas de rapport non protégé ! je me rends compte qu’on est assez mal informés de cette forme de prévention d’urgence dans les 12/24 heures suivant un rapport non protégé et suspect ! lisez ce texte indigeste ! Aimez-vous mais restez prudents !
J’ai pris un risque hier, que dois-je faire ?
Si la prévention reste la meilleure des protections, il est aujourd’hui impératif de réagir vite et bien en cas de prise de risque. Car des traitements de première intention existent aujourd’hui pour lutter contre le Sida, armes d’autant plus efficaces qu’elles sont utilisées rapidement.
Si la prévention reste la meilleure des protections, il est aujourd'hui impératif de réagir vite et bien en cas de prise de risque. Car des traitements de première intention existent aujourd'hui pour lutter précocément contre le Sida, armes d'autant plus efficaces qu'elles sont utilisées rapidement.
Depuis 1996, de nouveaux traitements permettent de limiter la multiplication du virus chez la plupart des personnes traitées. En cas de prise de risque, ils sont aujourd'hui préconisés dans les 48 heures suivant l'exposition au virus. Ils peuvent diminuer le risque de contamination VIH, mais sans certitude d'éviter celle-ci.
48 heures pour agir
Vous avez eu un rapport non protégé (sans préservatif) hier soir ? Le préservatif s’est déchiré ? Vous vous êtes blessé(e) avec un objet souillé du sang d’une autre personne ? Vous avez partagé du matériel d’injection ? Autant de situations qui vous exposent au risque de contamination VIH contre lesquelles vous avez moyen de lutter aujourd’hui.
Pour cela, dans les 48 heures qui suivent cette exposition, vous devez consulte, à votre choix :
Le service des urgences de l’hôpital ;
Un médecin de la consultation de dépistage anonyme et gratuit (CDAG) le plus proche ;
Votre médecin.
Un traitement préventif de 4 semaines
Le médecin hospitalier référent pour le Sida évaluera avec vous le danger encouru et la nécessité ou non de poursuivre un traitement prophylactique, qui agira comme un barrage contre la charge virale.
L’appréciation de la situation dépend de plusieurs critères : nature du rapport non protégé (les rapports anaux ou vaginaux sont à plus haut risque qu’un rapport oral, par exemple) et statut du (de la) partenaire (incertitude quant à sa séropositivité, etc.).
Si le risque est avéré, le médecin vous prescrira immédiatement une multithérapie (association de plusieurs anti-rétroviraux) à prendre pendant 4 semaines, pour tenter d’empêcher l’infection.
Dans les 3 à 6 semaines qui suivent l’arrêt du traitement, il vous prescrira un test Elisa (test de dépistage du virus du Sida) ainsi qu’un nouveau contrôle 5 mois plus tard, pour confirmer la contamination évitée.
En effet, malgré son important taux de succès, il n’est pas efficace à 100 %, et donc une menace, même infime, demeure. Ce doute doit vous inviter à la prudence pour les autres : vous pouvez être, à votre tour, un sujet à risque.
Puis des courses, un peu de sport, des mails du canada, d’Italie, de Martinique, d’Orléans, un rendez vous chez le médecin, un travail sur une chanson autour du divorce, autour de ce long texte que je travaille avec Loïc, postulé autour d’un casting, récupéré mon grand fils à Sarlat, lumière superbe sur la route, dîné avec mes enfants et leur mère, cassé mes lunettes, raté des photos, raté des coups de fil, déçu ou comblé, heureux ou malheureux comme chaque jour que Dieu que j’aime de moins en moins fait et fera ! Invité chez Rodolf et Laure, invité à « Marco Polo sur son vélo » pour boire un verre ! il y a un bar concert ! je connais le guitariste Philippe Pouchart et le nom du chanteur guitariste m’échappe, il est connu dans la région parce qu’il chante avec talent avec une voix chaude, agréable et bien posée, légèrement rauque ! un vrai chanteur ! il chante bien et le duo autour de reprises de Sting, des Beatles, de James Brown, fonctionne très bien et fait danser le public comme dans une pub pour une bière légèrement alcoolisée. Les gens me reconnaissent et finissent par m’aborder, me parler de ma mère, de mon fils, des derniers concerts que j’ai donné dans la région ! ça me remonte le moral que j’ai au plus bas ce soir là ! je danse le rock et ceux qui me regardent intrigués espèrent que je vais monter sur la table, mais je ne suis pas assez saoul pour ça ! vers une heure du matin, je rentre à la maison et travaille sur cette chanson autour du divorce :
« Depuis que j’ai changé de vie, j’ai divorcé
Je danse dans les boites de nuits pour divorcés
Je recherche la compagnie des femmes divorcées
Dans les petites annonces je lis que des divorcées
Recherchent pour refaire leur vie des divorcés
Je traque sur la toile la nuit des divorcées
Je rentre au petit matin, dans la cuisine il n’y a que le chien
3 femmes ,6 enfants ont foutu le camp
J’ouvre la porte du frigo, même les nouilles froides, le calendo, un tournedos
Me tournent le dos »
Bon, c’est pas génial, mais c’est déjà un début ! je suis effectivement sorti après avoir mangé avec les enfants. Ce midi, j’ai mangé donc, chez mon fils et j’ai encore cassé mes lunettes.
J’ai pris un risque hier, que dois-je faire ?
Si la prévention reste la meilleure des protections, il est aujourd’hui impératif de réagir vite et bien en cas de prise de risque. Car des traitements de première intention existent aujourd’hui pour lutter contre le Sida, armes d’autant plus efficaces qu’elles sont utilisées rapidement.
Si la prévention reste la meilleure des protections, il est aujourd'hui impératif de réagir vite et bien en cas de prise de risque. Car des traitements de première intention existent aujourd'hui pour lutter précocément contre le Sida, armes d'autant plus efficaces qu'elles sont utilisées rapidement.
Depuis 1996, de nouveaux traitements permettent de limiter la multiplication du virus chez la plupart des personnes traitées. En cas de prise de risque, ils sont aujourd'hui préconisés dans les 48 heures suivant l'exposition au virus. Ils peuvent diminuer le risque de contamination VIH, mais sans certitude d'éviter celle-ci.
48 heures pour agir
Vous avez eu un rapport non protégé (sans préservatif) hier soir ? Le préservatif s’est déchiré ? Vous vous êtes blessé(e) avec un objet souillé du sang d’une autre personne ? Vous avez partagé du matériel d’injection ? Autant de situations qui vous exposent au risque de contamination VIH contre lesquelles vous avez moyen de lutter aujourd’hui.
Pour cela, dans les 48 heures qui suivent cette exposition, vous devez consulte, à votre choix :
Le service des urgences de l’hôpital ;
Un médecin de la consultation de dépistage anonyme et gratuit (CDAG) le plus proche ;
Votre médecin.
Un traitement préventif de 4 semaines
Le médecin hospitalier référent pour le Sida évaluera avec vous le danger encouru et la nécessité ou non de poursuivre un traitement prophylactique, qui agira comme un barrage contre la charge virale.
L’appréciation de la situation dépend de plusieurs critères : nature du rapport non protégé (les rapports anaux ou vaginaux sont à plus haut risque qu’un rapport oral, par exemple) et statut du (de la) partenaire (incertitude quant à sa séropositivité, etc.).
Si le risque est avéré, le médecin vous prescrira immédiatement une multithérapie (association de plusieurs anti-rétroviraux) à prendre pendant 4 semaines, pour tenter d’empêcher l’infection.
Dans les 3 à 6 semaines qui suivent l’arrêt du traitement, il vous prescrira un test Elisa (test de dépistage du virus du Sida) ainsi qu’un nouveau contrôle 5 mois plus tard, pour confirmer la contamination évitée.
En effet, malgré son important taux de succès, il n’est pas efficace à 100 %, et donc une menace, même infime, demeure. Ce doute doit vous inviter à la prudence pour les autres : vous pouvez être, à votre tour, un sujet à risque.
Puis des courses, un peu de sport, des mails du canada, d’Italie, de Martinique, d’Orléans, un rendez vous chez le médecin, un travail sur une chanson autour du divorce, autour de ce long texte que je travaille avec Loïc, postulé autour d’un casting, récupéré mon grand fils à Sarlat, lumière superbe sur la route, dîné avec mes enfants et leur mère, cassé mes lunettes, raté des photos, raté des coups de fil, déçu ou comblé, heureux ou malheureux comme chaque jour que Dieu que j’aime de moins en moins fait et fera ! Invité chez Rodolf et Laure, invité à « Marco Polo sur son vélo » pour boire un verre ! il y a un bar concert ! je connais le guitariste Philippe Pouchart et le nom du chanteur guitariste m’échappe, il est connu dans la région parce qu’il chante avec talent avec une voix chaude, agréable et bien posée, légèrement rauque ! un vrai chanteur ! il chante bien et le duo autour de reprises de Sting, des Beatles, de James Brown, fonctionne très bien et fait danser le public comme dans une pub pour une bière légèrement alcoolisée. Les gens me reconnaissent et finissent par m’aborder, me parler de ma mère, de mon fils, des derniers concerts que j’ai donné dans la région ! ça me remonte le moral que j’ai au plus bas ce soir là ! je danse le rock et ceux qui me regardent intrigués espèrent que je vais monter sur la table, mais je ne suis pas assez saoul pour ça ! vers une heure du matin, je rentre à la maison et travaille sur cette chanson autour du divorce :
« Depuis que j’ai changé de vie, j’ai divorcé
Je danse dans les boites de nuits pour divorcés
Je recherche la compagnie des femmes divorcées
Dans les petites annonces je lis que des divorcées
Recherchent pour refaire leur vie des divorcés
Je traque sur la toile la nuit des divorcées
Je rentre au petit matin, dans la cuisine il n’y a que le chien
3 femmes ,6 enfants ont foutu le camp
J’ouvre la porte du frigo, même les nouilles froides, le calendo, un tournedos
Me tournent le dos »
Bon, c’est pas génial, mais c’est déjà un début ! je suis effectivement sorti après avoir mangé avec les enfants. Ce midi, j’ai mangé donc, chez mon fils et j’ai encore cassé mes lunettes.
Je fais mes abdos et soulève des poids

09 Janvier 2009
A la salle de sport, je m’installe, avec la ceinture cardio et je cours sur la machine à suer ! Suspendus au plafond, des écrans de TV branchés sur MTV ou NRJ ! Personne ne regarde personne l’œil figé sur l’écran ou bougent des filles incroyablement belles et peu douées pour le chant et la danse. La même chanson défile depuis 35 minutes, semble t il, mais ce n’est pas la même chanson ! je transpire devant elles ou devant des garçons à l’air de gangster préparant un mauvais coup. Je fais mes abdos et soulève des poids poour me muscler les bras. Puis je descends prendre ma douche ! dans la salle au sous sol, lumière éteinte, une fille hurle dans un micro un peu comme celui de Mickael Jackson. La lumière est éteinte et des gens pédalent comme des échappés du tour sur des vélos d’appartement ! on se croirait dans une fête foraine un peu déjantée, pour des gens ayant perdu toute notion du temps et de l’espace. On ahane, on crie dans l’obscurité ! ça me rappelle une boite de nuit où on m’avait amené une fois, en Charente. Quand je sors de là, douché et prêt à affronter la nuit, pour rentrer chez moi, remontant une rue passante, une voiture stationnée se met à glisser doucement dans la pente, en roue libre, comme un véhicule fantôme, sans feu de détresse, tous phares éteins ! je me cale derrière et la bloque avant qu’elle n’arrive au carrefour. Une autre bagnole arrive à vive allure vers nous et m’évite de justesse ! Je sonne à la porte devant le garage où elle était garée ! Une femme ouvre, la méfiance et le mépris sur le visage, puis me remercie quand je lui explique que c’est urgent ! Elle sort en robe de chambre et dégage sa bagnole sans incident, sans percuter personne ! je suis content d’avoir fait un peu de musculation ce soir, car j’ai réussi à bloquer une voiture avec la seule force de mes poings, comme superman ! je suis un super héros chantant !
J’ai envie de sauter dans l’avion

08 Janvier 2009
Bombardements sur la bande de Gaza ! Le porte-parole israélien explique l’action d’Israël ! Un journaliste qui n’a bien sur rien vu, puisque tout est bouclé, raconte qu’il est sur une colline avec des juifs orthodoxes et des hippies et qu’il regarde les bombardements ! J’ai envie de sauter dans l’avion et de les rejoindre !au moins, je verrais mieux, je finirai par mieux comprendre ce conflit complètement absurde qui assassine tant de jeunes, tant de civils, femmes, enfants et hommes, de chaque côté de la frontière, au bénéfice souvent d’idéologies réactionnaires, rétrogrades ou religieuses dépassées depuis 1912, d’intérêts et de pouvoirs qui dépassent les populations de chaque côté des frontières. Il suffit que je trouve un billet d’avion sur internet et que je me débrouille à partir de Tel-Aviv… j’y pense et regarde les prix à partir de bordeaux ! En juif de crise prévoyant, il me reste encore quelques dollars depuis mes voyages précédents dans les pays de l’est. Je pense encore à mon voyage en Israël en 1970. Une drôle d’aventure qui m’a fait aborder ce conflit israélo-arabe, israélo-palestinien comme un hippy. J’étais passé par le Golan (à l’époque, différente d’aujourd’hui, n’importe qui passait n’importe où dans ce pays à peine grand comme l’aquitaine) et je me souviens de cette jeep qui a explosé sur une mine devant nous. J’en ai encore la chiasse de trouille. Pourrai-je être là pour les répétitions, les concerts suis-je en train de me demander en petit bourgeois bobo vaguement trouillard et de mauvaise foi qui a frétillé un moment mais qui va se recoucher dans sa litière confortable, même s’il passe son temps à se plaindre? je ne manquerai à personne pendant la période de mon absence me dis je !est ce que je ne risque pas de me retrouver coincé au moment du prochain spectacle? J’analyse tout ça et regarde les sites de réservations ! bien sur, je sais que je réfléchis trop, à présent ! Le charme est passé ! Je ne suis qu’un aventurier de la plume ! Il est encore tôt ! Il fait 15° dans ma maison ! J’ai une capuche sur la tête, une couverture enroulée autour de moi. Dehors des « Sans domicile fixe» (sdf en français de droite) meurent de froid ! Je ne me plains donc pas de ce léger inconfort. Seuls mes doigts émergent de la couverture tandis que je tape sur l’ordinateur. On dirait une femme voilée. On dit que la consommation d’électricité s’envole et que le gaz va augmenter à cause des Russes. Rien ne marche ici. Ni le chauffage ni l’électricité qui saute dès que je branche plusieurs ampoules ! je fais des courses, je m’achète des « new balance » à 20 euros, un pantalon de training. Maigrir coute cher ! Grossir aussi, je pense! En attendant je mange fruits et légumes et je maigris un peu, pas beaucoup ! je freine les dépenses comme tout le monde ! Au max ! Entre les rayons du magasin, une fille me dit vaguement bonjour ! Jeune, timide, l’air vaguement triste, ne me regarde pas en face ! je m’approche d’elle et lui demande d’où on se connaît. Elle dit qu’elle ne sait pas puis me répond en hésitant « je crois que je vous ai entendu chanter au Paradis ! »
j’ai déjà perdu deux kilos !

07 Janvier 2009
Me suis acheté une balance à 5 euros ! à cause de mon régime ou du ressort de la bascule qui se détend, j’ai déjà perdu deux kilos ! la balance ne peut peser que des gens jusqu’à 130 kg !en quelques heures, j’ai perdu 17 kg ! cool Bon, j’en suis pas encore tout à fait là ! L’obésité nous guette ! L’obscénité nous guette aussi! Et les soldes pour mon fils qui s’installe dans son appartement ! les gens qui tournent autour des rayons à la recherche des prix les moins élevés ! Bombardements sur Gaza ! Inquiétude ! je lis libé et je suis atterré ! Bombardements sur une école dans Gaza ! Combien de morts ? la 2 se plante dans la diffusion des images ! Sarkozy fait de la gymnastique et rien ne se passe ! J’attends de voir la réaction d’Obama ! Rien ne se passe ! Je mange peu ! Des fruits, des légumes ! Mes chaussures de sport sont à Paris, donc je vais m’en acheter une paire en soldes ! La vendeuse me fait la bise ! Je la connais depuis que je travaillais dans cet établissement de formation. On parle et elle me dit qu’elle ne peut pas avoir d’enfants ! Qu’elle et son copain sont ok, mais qu’ils n’y arrivent pas ! et elle manque pleurer en me parlant ! Je n’arrive pas à joindre mon fils qui ne me répond pas au tél ! Loïc m’envoie de la musique et je l’écoute ! Certaines choses sont fidèles, d’autres sont un peu différentes de ce que j’entends ! Mais dans l’ensemble c’est très beau ! On fixe une répétition pour le 15 et le 16 janvier, juste avant notre départ pour chartres! J’ai écrit une chanson. Une histoire de divorcé qui sort en boite de nuit tous les soirs.
Bande de Gaza pilonnée

05 Janvier 2009
Sarkozy en route pour le moyen orient ! Bande de Gaza pilonnée par l’armée israélienne et manifestions de soutien aux différents camps dans Paris. Partisan de la paix , je n’arrive plus à me sortir de ce conflit merdique. -13° cette nuit devant chez moi ! il est très tot et je file emmener mon fils sur Sarlat à son internat. J’ai passé quelques jours sans trop tenir à jour mon carnet de route, sachant que ce matin, je vais recommencer l’entrainement et la préparation pour « la route » les concerts, les quelques kilos à perdre dus sans doute à la négligence et au laisser aller de ces 4 dernières années de solitude passées à manger et à vivre n’importe comment. J’ai l’impression de vivre avec un vieux et que le vieux c’est moi. Passé quelques jours à me reposer, à faire des photos, à voir mes amis, à ne rien faire. peu écrit, répété hier sur notre projet avec Loïc, puis me suis promené le long de l’estuaire de la Gironde ; pris des photos à Bourg d’un lavoir et du port, de ces petites cabanes au bord de l’eau qu’on appelle des carrés. Vu les filets à pibales, ces petites anguilles, mets des gourmets. Atmosphère bleue. Roulé dans ma voiture qui balançait comme un vieux bateau. Me suis endormi un peu.
Vœux

1er Janvier 2009
Bonne année à tous ! Meilleurs vœux pour l’année 2009 ! je pense à vous.
















